Lors d'une audition marquante devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, Coline Berry a partagé son expérience traumatisante, accusant son père Richard Berry d'inceste. Comme rapporté par Le Parisien et France Info, elle s'inquiète d'un système judiciaire qui, en raison de délais de prescription, lui a infligé une injustice supplémentaire.
"Un climat d’imprégnation lente"
Née en 1976 de l'union entre Richard Berry et Catherine Hiegel, Coline décrit une enfance marquée par la violence. Selon elle, l'inceste n'est pas un acte isolé, mais plutôt un environnement toxique : "L'inceste, ce n'est pas qu'un moment. C'est un climat. C'est une imprégnation lente, diffuse, constante."
Avec une froide précision, elle a évoqué des abus durant son enfance, déclarant : "C'étaient des viols répétés presque chaque week-end. Je garde encore le souvenir de l'odeur. Des sensations. Des traces qui restent et qui ne s'effacent pas."
Le silence et la violence
Au-delà des abus, elle a souligné un climat familial destructeur, marqué par la brutalité de son père. "Il lui a donné des coups dans le ventre, il lui a perforé un tympan", a-t-elle relaté. Ce climat était accentué par un silence pesant : "On ne parlait pas. On ne dénonçait pas.", justifiant ainsi le temps qu'elle a mis pour porter plainte.
Le combat contre la prescription
En août 2022, l'enquête contre Richard Berry a été classée sans suite en raison de la prescription, malgré ses dénégations. Coline a exprimé son indignation : "La justice m'a dit que c'était trop tard... Mais trop tard pour qui ?" Elle s'engage pour l'imprescriptibilité et la non-rétroactivité des lois pour aider les victimes. Son témoignage a également une portée politique, un appel à l'action pour que les recommandations de la commission prennent vie.







