Franck Pralong, ancien candidat du Rassemblement national lors des municipales dans l’Eure, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et à trois ans d’inéligibilité pour avoir falsifié un justificatif de domicile. Cette décision a été rendue ce mardi par le tribunal correctionnel d’Évreux. Selon les informations fournies par Le Parisien, Pralong avait affirmé que le document était « inexact » et « transmis par erreur », avant de reconnaître sa culpabilité.
Le faux justificatif concernait sa prétendue résidence à Vernon, alors qu’en réalité, il habitait à Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine. Bien qu’il exploitât un commerce d’antiquités à Vernon, il n’y avait pas de domicile établi. Gwendoline Mismaque, représentant le ministère public, a rappelé l'importance d'une exemplarité accrue chez les élus, déclarant que les citoyens doivent pouvoir avoir confiance en ceux qu'ils élisent.
« J'étais conscient que c'était un faux », a admis Pralong, expliquant qu'il avait sollicité l'aide d'un ami dans la publicité pour créer le document. Ce candidat, père de trois enfants et divorcé, a exprimé sa déception face aux répercussions de son engagement politique. « Je ne souhaitais pas vraiment être candidat, je voulais juste proposer mes compétences en communication », a-t-il partagé.
Une plainte à l'origine de la condamnation
La mairie de Vernon, partie prenante dans cette affaire, avait porté plainte tôt en février, suspectant que l'attestation d'assurance utilisée par Pralong était frauduleuse. La banque qui aurait délivré l'attestation a confirmé qu'elle était effectivement fausse.
François Ouzilleau, le maire sortant réélu avec près de 60% des voix, a vu sa campagne marquée par cette controverse. Son colistier, le Premier ministre Sébastien Lecornu, a également été élu. Alors que l'affaire de Pralong soulève des interrogations sur l'intégrité des candidats, elle met aussi en lumière les défis auxquels peuvent faire face ceux qui souhaitent entrer en politique.







