La France séduit plus que jamais ses propres habitants. D'après une étude réalisée par l'Institut Ipsos pour Europ Assistance, il s'avère qu'une majorité de Français choisissent l'Hexagone pour leurs vacances d'été 2026.
Une France plus attractive que jamais
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 68% des Français ayant déjà planifié leurs vacances prévoient d'y passer au moins une partie de leur séjour. Ce chiffre enregistre une progression remarkable de 15 points par rapport à l'année précédente. Près de la moitié (51%) prévoit de rester en France pour l'intégralité de leurs vacances.
Les régions les plus prisées restent inchangées : la Provence-Alpes-Côte d'Azur récolte 20% des intentions de départ, suivie par l'Occitanie et la Bretagne, chacune ayant 16% d'attrait.
Ce choix est-il un signe de patriotisme touristique croissant ? Pas uniquement. Les Français semblent aussi opter pour des séjours plus courts, indiquant que des considérations budgétaires influencent fortement leurs décisions. L'étude de l'Ifop pour l'Alliance France Tourisme, parue le 28 avril, souligne que les vacances s'inscrivent maintenant dans une « logique de proximité, de sobriété et de recentrage ».
L’extérieur en perte de vitesse
Les destinations lointaines continuent de perdre du terrain, avec des pays tels que les États-Unis quittant le classement des favorites. En revanche, l'Italie, l'Espagne et la Grèce demeurent attractives.
La flambée des prix des billets d'avion, causée par la hausse du coût du kérosène, ainsi que les annulations de vols et les préoccupations géopolitiques, frustrent les projets de voyages lointains.
Des vacances sous contrainte budgétaire
Autre tendance évidente pour l'été 2026 : la sobriété budgétaire. Le budget médian pour les vacances a chuté à 1530 euros, une baisse d'environ 150 euros par rapport à 2025. Les Français optent donc pour des séjours plus courts et des activités moins coûteuses, avec 68% d'entre eux qui envisagent un voyage d'au moins une semaine, une diminution de 9 points comparée à l'année précédente.
La situation actuelle catalyse un sentiment d'attentisme. De nombreux Français tardent en effet à réserver leurs vacances, dans l'espoir d'y voir plus clair sur la situation géopolitique et les développements économiques, à l'heure où le risque d'inflation demeure palpable. Cette tendance est réaffirmée par un communiqué de l'Alliance France Tourisme qui parle d'un « net ralentissement des départs ».







