Invité sur BFMTV-RMC le 28 avril, l'ancien Premier ministre socialiste, Manuel Valls, s'est exprimé avec clarté sur les relations entre la France et l'Algérie, notamment suite à la critique d'Emmanuel Macron concernant ceux qui estiment qu'il faudrait adopter une attitude plus sévère envers Alger. Il a déclaré : "Plutôt que d'invectiver, il faut de la gravité et rétablir un rapport de force avec le pouvoir algérien."
Valls, qui ne fait plus partie du gouvernement depuis octobre 2025, a exprimé des doutes sur la politique d’ouverture actuelle du président. "Les invectives ne remplacent pas les lignes politiques. Macron a beaucoup trop donné aux Algériens, récoltant en retour des insultes," a-t-il ajouté, évoquant notamment l'emprisonnement d'écrivains et les récentes condamnations de figures de la culture algérienne.
Ce discours s'inscrit dans un contexte où la fermeté vis-à-vis de l'Algérie est revendiquée par plusieurs membres de la droite française, dont Bruno Retailleau, qui a rapidement contesté les propos de Macron. "Nous n'avons pas de problème avec le peuple algérien, mais avec son président," a insisté Valls, mettant en avant les agissements du pouvoir algérien qui, selon lui, ont nui à la France.
Parallèlement, des voix comme celle de Laurent Nuñez, ancien ministre de l'Intérieur, plaidait plutôt pour un apaisement des tensions entre les deux pays, une position soutenue par Macron. Dans une interview au Parisien, Nuñez affirmait qu'un "bras de fer" n'est pas la seule solution pour améliorer les relations bilatérales.
Cette dynamique contradictoire au sein du gouvernement et de la classe politique ouvre un débat sur la meilleure approche à adopter face à un partenaire difficile comme l'Algérie.







