Lors d'une visite dans un hôpital à Lavelanet, Emmanuel Macron a exprimé son désaccord avec ceux qui prônent une attitude intransigeante vis-à-vis de l'Algérie. "Allez dire aux mabouls qui insistent sur un conflit avec l'Algérie…", a-t-il scandé, en pointant du doigt les problématiques administratives entravant l'exercice des médecins étrangers.
Bruno Retailleau, le chef de l'opposition LR, ne s'est pas fait attendre pour réagir. Répondant aux propos du Président, il a déclaré : "Le problème n'est pas les médecins algériens ; ce sont les centaines de personnes sous OQTF qui devraient quitter la France." Ce débat met en lumière la complexité des relations entre la France et son ancienne colonie.
Emmanuel Macron s'est également montré exaspéré face à l'obstacle que représentent les certificats nécessaires pour les praticiens diplômés hors Union européenne. "C'est absurde de leur faire reprendre des concours alors qu'ils sont essentiels dans la lutte contre les déserts médicaux !", a-t-il déclaré. En France, plus de 19 000 médecins diplômés hors UE exercent, dont 38,8 % viennent d'Algérie, selon des statistiques de 2022.
Face à cela, Retailleau a rappelé que la fermeté avec le régime algérien est essentielle. "Ce faux prétexte cache les véritables problèmes", a-t-il affirmé, citant des affaires telles que la détention arbitraire de journalistes et des accords injustes principalement à l'avantage de l'Algérie. Il s'est aussi questionné sur la sécurité des Français et a ajouté : "La politique de bons sentiments avec ce régime est vouée à l'échec. Aucune douleur historique ne justifie l'humiliation de la France par ses leaders."
Ce débat, révélateur des fractures politiques en France, renvoie à des enjeux plus larges concernant l'immigration et les relations internationales. Les prochains mois pourraient bien voir une intensification de ces discussions, à mesure que les élections approchent et que les tensions perdurent.







