Ces élections méthode crucial qui pourrait redessiner la répartition des forces politiques au Sénat. Cette élection, programmée pour le 27 septembre, vise à renouveler la moitié des sièges de la chambre haute, comme annoncé dans le Journal officiel le 22 avril.
Le scrutin se déroule sous deux modes de vote, cohabitant pour un suffrage indirect. Dans les départements comportant un ou deux sénateurs, la majorité absolue des suffrages exprimés et 25% des inscrits sont requis lors du premier tour, prévu de 8h30 à 11h. En cas d'inefficacité, un deuxième tour se tiendra de 15h30 à 17h30 pour élire le candidat ayant reçu le plus de voix.
178 sièges renouvelés sur les 348
Dans les départements avec trois sénateurs ou plus, le scrutin proportionnel plurinominal est la norme. De 8h30 à 17h30, chaque électeur vote pour une liste, déterminant le nombre d'élus qui iront au Palais du Luxembourg. Précisément, 178 sièges sur les 348 sont concernés par ces élections qui incluent des territoires du pourtour méditerranéen, le Rhône, la Gironde et l'Alsace, mais excluent l'Île-de-France ainsi que le Nord et le Pas-de-Calais, qui voteront en 2029.
Le mode de suffrage indirect est crucial, car les sénateurs sont élus par un collège de grands électeurs sur une période de six ans.
Une poussée du Rassemblement national?
Les résultats des élections municipales en amont influenceront ces scrutins, puisque la grande majorité des grands électeurs sont des conseillers municipaux. Cela laisse entrevoir un possible renforcement du Rassemblement national, qui dispose actuellement de trois sièges dans un Sénat majoritairement ancré à droite. Le parti espère obtenir dix élus pour constituer un groupe, ciblant principalement le Var, les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes.
Parallèlement, La France insoumise s'engage à faire son entrée au Sénat, avec un intérêt particulier pour le Rhône. Les candidatures doivent être déposées entre le 7 et le 11 septembre, selon le décret.







