À moins d'un an de l'élection présidentielle, le parti Les Républicains (LR) est profondément divisé. Les tensions sont palpables, notamment sous la direction de Bruno Retailleau, président du parti, dont la vision a suscité de vives critiques.
En effet, environ 75 000 adhérents sont appelés à voter ce week-end, par voie électronique, sur trois options: une primaire réservée aux seuls membres, une autre ouverte aux sympathisants, ou une validation directe de la candidature de Retailleau, qui a déjà fait part de son ambition présidentielle depuis février.
Vers une primaire contestée
Des voix au sein du parti dénoncent déjà la consultation prévue comme un scrutin biaisé, improvisé par des cadres qui craignent que cela mène à une confirmation de Retailleau comme candidat. Parmi eux, Laurent Wauquiez et David Lisnard ont exprimé leur scepticisme, suggérant que la primaire devrait inclure des représentants de la droite allant jusqu'à l'extrême droite, tandis que d'autres, comme Gérard Larcher et Valérie Pécresse, prônent un format plus restreint.
Xavier Bertrand, de son côté, rêve d'un soutien basé sur les sondages pour sa propre candidature, en espérant que cela rebatte les cartes pour 2027.
Des critiques qui fusent
Dans une interview avec Le Figaro, Bruno Retailleau a répliqué aux critiques en soulignant qu'il existe une confusion autour des formats de primaire proposés. Il a notamment déclaré :
"Il y a autant de formes de primaires que de défenseurs de la primaire. Qui imagine Xavier Bertrand soutenir Éric Zemmour? Soyons sérieux, arrêtons de prendre les électeurs pour des imbéciles."
Il a également insisté sur le fait qu'une candidature unique devrait émerger naturellement et non être imposée par une quelconque manœuvre. Pour lui, un échec aux élections serait le véritable danger pour les Républicains, une opinion qu'il soutient fermement face à Wauquiez, qu'il avait largement battu lors des élections internes du parti.
Alors que les militants votent ce week-end, la route semble encore semée d'embûches pour Retailleau. Les rivaux internes, dont Xavier Bertrand et David Lisnard, renforcent leurs résultats et ambitions, tandis qu’Édouard Philippe devient un concurrent redoutable, notamment dans les sondages.
Dans une étude récemment publiée par BFMTV, Philippe se positionne en tête avec 20,5% des intentions de vote, tandis que Retailleau n'atteint que 7%.







