Gracié récemment par le président algérien, Boualem Sansal a fait savoir qu'il envisage de poursuivre en justice Abdelmadjid Tebboune, après avoir passé un an derrière les barreaux. "Je vais aller jusqu'au bout", a-t-il déclaré lors de la Journée du livre politique à l’Assemblée nationale.
"J'ai écrit à monsieur Tebboune alors que j'étais incarcéré, je lui ai clairement annoncé que si je sortais, je le poursuivrais", a-t-il précisé. Ce qui était jusqu’alors une promesse est en passe de devenir une réalité. Boualem Sansal, gracié en novembre dernier, a donc annoncé sa détermination à mettre son projet à exécution, lors de cet événement significatif, selon des informations rapportées par France Info.
"Je vais aller jusqu'au bout"
"Ils m'ont condamné à mort avec des charges infâmes comme 'terrorisme' ou 'espionnage'", a exprimé l’écrivain de 81 ans, qui a connu l'isolement en prison à cause de ses déclarations controversées sur les frontières entre l'Algérie et le Maroc, publiées dans le média d'extrême droite Frontières.
Interrogé par l’AFP, Boualem Sansal a indiqué que "la procédure [était] déjà lancée". Son avocat s’affaire à constituer un dossier qui sera présenté à la justice internationale contre le président Tebboune, révèle le journal Le Monde. Il a réaffirmé sa volonté de "faire entendre [sa] voix", regrettant ne pas avoir assisté à un procès transparent avec des avocats et des observateurs indépendants. Toutefois, il se dit prêt à agir avec prudence, soulignant la situation précaire d'autres prisonniers politiques, comme le journaliste sportif Christophe Gleizes, condamné à sept ans d'emprisonnement.







