Les cercles diplomatiques s’animent à l’approche de la signature, prévue ce vendredi en Suisse, d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran. Cet accord vise à mettre un terme à des mois de conflits meurtriers ayant débuté par des frappes israélo-américaines sur l’Iran le 28 février dernier.
Les répercussions de cette guerre ne se sont pas fait attendre, provoquant des milliers de morts et un profond désordre au sein de l’économie mondiale. Au Liban, des frappes israéliennes ont ciblé la région de Nabatiyé, causant la mort de plusieurs civils. Bien que l’intensité des attaques ait diminué depuis l’annonce de l’accord, des activités militaires se poursuivent, comme l’indique le quotidien Liban 24.
L'armée iranienne n’a pas tardé à réagir, menaçant d'une "réponse sévère" si Israël poursuivait ses "agressions". Parallèlement, le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, s’exprimera à la télévision de son mouvement, exprimant sa "profonde reconnaissance" pour la pression iranienne qui a contribué à la négociation de cet accord.
Du côté économique, l’Agence internationale de l'énergie (AIE) a alerté que les stocks de pétrole des pays de l’OCDE étaient à leur plus bas niveau depuis 1990, en grande partie à cause des restrictions imposées par l'Iran sur le détroit d’Ormuz, un passage maritime vital. Trois pétroliers iraniens ont récemment contourné le blocus américain, marquant une première depuis deux mois, et apportant de l'espoir pour des prix du pétrole stabilisés sous les 80 dollars, comme rapporté par Le Figaro.
La cérémonie de signature se déroulera à Bürgenstock, surplombant le lac de Lucerne, avec la participation notable de Mohammad Bagher Ghalibaf, le négociateur en chef iranien, ainsi que du vice-président américain JD Vance. Les discussions s’annoncent tendues, car malgré des accords initiaux, plusieurs enjeux forts demeurent, notamment le programme nucléaire iranien et la levée des sanctions économiques qui étouffent l’économie de Téhéran.
À l’issue de la signature, un calendrier de deux mois sera établi pour aborder ces questions épineuses. Les marchés espèrent une détente rapide, notamment grâce à la réouverture imminente du détroit d’Ormuz, qui a été paralisé par le conflit. Cependant, des incertitudes demeurent quant aux "frais de service" que l’Iran pourrait imposer pour le passage des navires, un aspect que les États-Unis souhaitent voir rester gratuit.
Alors que la région s’accroche à l’espoir d’une dénouement diplomatique, les regards seront rivés sur les prochaines étapes des négociations, car l’avenir du Moyen-Orient et son équilibre économique en dépendent largement.







