Le maire de Nice, Éric Ciotti, a porté à la connaissance de la justice des paroles qu'il attribue au ministre des Transports, Philippe Tabarot, l'accusant d'avoir proféré des menaces à son égard. Selon Ciotti, ce dernier l'aurait averti qu'il le "ferait disparaître" en lui "envoyant des Géorgiens", affirmations relayées sur le réseau social X.
Damien Martinelli, procureur de la République de Nice, a confirmé à l'AFP qu'un "signalement" a été reçu, précisant qu'il examiné la possibilité d'une plainte pour déterminer la suite à donner à cette affaire.
Ce clash entre les deux figures politiques s'est produit le 14 juin, lors de l'événement Bharat Innovates à Nice, en présence des présidents Emmanuel Macron et Narendra Modi, rapporté par Le Canard enchaîné.
Des comportements jugés graves
Dans une lettre adressée au Premier ministre, Sébastien Lecornu, Ciotti a dénoncé ces "comportements d'une gravité exceptionnelle" et a demandé la destitution de Tabarot de ses fonctions gouvernementales. Il a cité les présumées menaces de Tabarot, qu'il interprète comme une menace préméditée, dénonçant également des insultes telles que "nabot" qui lui auraient été lancées publiquement.
La réplique de l'entourage de Tabarot
Cependant, l'entourage de Philippe Tabarot conteste cette version. Ils affirment que c'était une réaction à une provocation de Ciotti, évoquant un échange entretenu sur plusieurs épisodes : le transport des supporters de l'OGC Nice et la perte par Nice des Jeux Olympiques d'hiver. Ils dénoncent un comportement provocateur de Ciotti à des fins politiques, notamment en vue des élections sénatoriales à venir dans les Alpes-Maritimes.
Ce nouvel affrontement s'inscrit dans un contexte délicat de tensions entre différentes factions de la droite dans la région, Éric Ciotti ayant quitté Les Républicains pour se rapprocher du Rassemblement national en 2024.
Deux jours avant cet incident, Philippe Tabarot avait accusé Ciotti de compromettre les festivités destinées à la jeunesse par ses réticences concernant l’accueil des disciplines sur glace pour les JO-2030, désormais transférées à Lyon.







