Le Nigeria a lancé une opération de rapatriement pour plus de 1 000 de ses citoyens d'Afrique du Sud, en raison des violences xénophobes récurrentes visant les immigrés africains. Kimiebi Ebienfa, porte-parole du ministère nigérian des Affaires étrangères, a annoncé que cette initiative a débuté le jeudi 4 juin.
La mission consiste en une identification et un recensement des ressortissants nigérians désireux de rentrer chez eux, dans un climat de tensions exacerbées. Selon Ebienfa, “Le recensement a commencé hier. Le nombre total des personnes concernées sera déterminé à la fin de cette opération, prévue pour demain soir. Nous prévoyons l'accueil de plus de 1 000 personnes”.
La Haute Commission du Nigeria à Pretoria a également précisé dans une communication officielle que les “dates de départ des ressortissants ayant réussi la procédure de sélection seront annoncées après celle-ci”.
Ce processus de rapatriement s'effectue alors que l’Afrique du Sud est secouée par des manifs anti-immigrés, marquées par des agressions et des intimidations à l'égard des ressortissants africains. Le pays, qui connaît un taux de chômage élevé et des problèmes de pauvreté, est traditionnellement une terre d'accueil pour de nombreux migrants africains, estime l'Organisation internationale des migrations (OIM).
Environ trois millions d'immigrés résident légalement en Afrique du Sud, représentant 5,1 % de la population. Une majorité provient d'Afrique australe, comme le Zimbabwe et le Malawi, mais également d'Afrique de l'Ouest, dont des ressortissants ghanéens, qui ont déjà commencé à rapatrier leurs citoyens dans des vols organisés.
Pour anticiper tout incident lors de cette opération, la Haute Commission a entamé des négociations avec les autorités sud-africaines pour obtenir des garanties afin que les Nigérians ne soient ni arrêtés ni placés en détention pendant l’opération de rapatriement, assure le communiqué.







