L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, le vendredi 22 avril, l'augmentation du risque sanitaire lié à l'épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo (RDC), le qualifiant désormais de "très élevé". La situation devient préoccupante alors que le pays fait face à une recrudescence du virus dans un contexte sécuritaire sous tension.
Au total, près de 750 cas suspects et 177 décès suspects ont été signalés, tandis que 82 cas sont actuellement confirmés, dont sept décès liés à la maladie. Ebola, qui provoque une fièvre hémorragique souvent fatale, a déjà causé plus de 15 000 décès en Afrique au cours des 50 dernières années, bien qu'il soit moins transmissible que d'autres virus comme le Covid-19.
D'importants défis entravent les efforts de contrôle sur le terrain. Abdi Mahamud, responsable des opérations d’alerte et de réponse aux urgences sanitaires de l'OMS, a noté que les dispositifs actuels sont largement insuffisants et que l'accès aux équipes humanitaires se heurte à diverses limitations. Le niveau de risque régional demeure inchangé à "élevé", tandis que le risque international reste jugé "faible". De nouvelles recommandations devraient être publiées par l'OMS dans les jours à venir.
Un contexte sécuritaire compliqué
La situation est particulièrement délicate dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, marquées par des combats entre l'armée congolaise et les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda. Le retour de ces combattants sur le terrain depuis 2021 a profondément déstabilisé la région, rendant la réponse à l'épidémie d'Ebola plus compliquée. Malgré ces conditions difficiles, l'OMS intensifie son déploiement de personnel, notamment en Ituri, le principal foyer actuel de l'épidémie.







