À Genève, en Suisse, une situation délicate s'est immiscée dans la vie des familles d'une crèche. Les parents découvrent avec frustration que l'établissement fermera ses portes et déménagera à 20 minutes de son emplacement actuel. Cette nouvelle a été annoncée juste après la campagne d’inscription pour l'année scolaire 2026-2027, suscitant l'indignation des familles concernées.
Dès le début du mois d'avril, plusieurs parents ont exprimé leur mécontentement auprès de 20 Minuten après avoir appris que la crèche où leurs enfants étaient inscrits allait être relocalisée. L'annonce a été faite le 9 février, soit seulement neuf jours après la fin des inscriptions. Un véritable casse-tête pour ces parents qui avaient choisi cet établissement pour la proximité et la confiance qu'ils lui portaient.
Le mécontentement des familles ne s'arrête pas là. Aucune alternative raisonnable n'a été proposée : "Le jour même de l’annonce, j'ai demandé si mon enfant pouvait changer de crèche, mais la réponse a été négative", confie une mère désemparée. Un autre parent a rapporté les paroles du directeur : "Nous aurions pu tout simplement fermer la crèche et vous laisser dans l'incertitude. Soyez rassurés." Une déclaration qui alimente encore plus la colère des familles.
Des critiques qui s'accumulent
Plusieurs problématiques ont été soulevées concernant la gestion de la crèche. Des parents évoquent des manquements dans la prise en charge, tels que l'oubli de goûters ou le non-respect des consignes parentales. En outre, une mère a même déposé une plainte auprès du Ministère public genevois, évoquant des soupçons de maltraitance.
La directrice de l'établissement, Laura Calabrese, se défend en affirmant qu'aucune des problématiques soulevées n'a été signalée précédemment. Elle assure que les décisions concernant les évictions sont prises conformément aux recommandations du service de santé de l’enfance et de la jeunesse, en cas d'épidémie et que les instructions des parents sont suivies dans la mesure où elles respectent le bon fonctionnement de la structure. Elle a aussi précisé : " À ce jour, aucun contrat n'a été signé pour l'année prochaine, et il est toujours possible de se rétracter."







