Le conflit au Moyen-Orient s'avère extrêmement lucratif pour les compagnies pétrolières, générant des bénéfices records, notamment pour le géant français TotalEnergies, comme l’a révélé le Financial Times.
Mais la question se pose : qui profite réellement de cette guerre ? Les compagnies pétrolières se retrouvent en première ligne. TotalEnergies, entre autres, est sur le point d'engranger des profits exceptionnels grâce à des achats stratégiques de pétrole, comme l'indique une récente analyse du Financial Times.
Au début du conflit, en mars, les traders de TotalEnergies ont orchestré une des plus grandes acquisitions de pétrole jamais réalisées. Ils ont quasiment monopolisé les cargaisons de brut en provenance des Émirats et d'Oman, des navires capables de contourner le détroit d’Ormuz, une zone stratégique soumise à des tensions intenses.
À l'époque, le prix du baril était d'environ 70 dollars. Actuellement, il dépasse les 100 dollars. Selon des experts, la revente de ce pétrole pourrait rapporter à TotalEnergies plus d'un milliard de dollars, un chiffre sans précédent. Bien que la compagnie n'ait pas confirmé ces informations, elle souligne que sa priorité reste la sécu... de ses approvisionnements.
Ce contexte soulève également des questions éthiques et financières. Des allégations de délits d’initiés ont vu le jour aux États-Unis, alimentant les accusations d’enrichissement opportuniste. Certains critiques, comme le révèlent plusieurs médias français, insistent sur la nécessité d'une surveillance accrue des transactions des grandes compagnies pétrolières en temps de conflit. Jean-Marc Jancovici, expert en économie de l'énergie, avertit : "Les coûts sociaux de ces gains doivent être pris en compte. Le profit ne doit pas occulter le déclin économique des sociétés touchées par la guerre.".







