Luke Billings, un opérateur technique dans une usine Nestlé au Royaume-Uni, a subi un licenciement pour faute grave en octobre 2023, après avoir vapoté dans les toilettes. Cet acte, ayant déclenché l'évacuation de l'établissement, lui a coûté cher, puisque le tribunal a décidé que son licenciement était abusif. Nestlé devra s'acquitter de près de 26 000 euros en dommages et intérêts, selon la BBC.
Les événements se sont déroulés en octobre dernier, durant le travail, lorsque l’alarme incendie retentit, provoquant une évacuation précipitée. Enquête interne pointa Billings comme responsable, affirmant qu'il s'était isolé dans les toilettes pour vapoter, causant ainsi l'alerte. Luke a fermement contesté cette accusation.
« Un acte isolé dans une carrière par ailleurs exemplaire »
Employé par Nestlé depuis 2012, Luke Billings a été licencié après un jugement qui a qualifié cette sanction de disproportionnée. Le tribunal a précisé qu'il s'agissait d'« un acte isolé dans une carrière par ailleurs exemplaire ».
En 2023, Billings avait été en arrêt maladie pour dépression de juin à août. À son retour, il a affirmé avoir subi une discrimination liée à sa santé, et évoqué un traitement inéquitable comparé à un collègue qui avait admis ses actes sans subir de représailles. Toutefois, la discrimination pour handicap n'a pas été retenue par le tribunal.
Le tribunal a d'ailleurs noté que, même si Nestlé avait des raisons de le soupçonner, le licenciement de Billings découle davantage de son refus d'admettre qu'il avait commis une faute que de l'acte lui-même. Refuser de s'excuser, selon la loi britannique, ne constitue pas une raison valable pour un licenciement. Cette décision souligne la complexité des règles entourant les licenciements, et l'importance d'une communication transparente en milieu de travail.







