La controverse autour de 'Enfants Riches Déprimés' : mode ou glorification d'idéologies extrêmes ?

Une marque de mode au cœur d'une polémique pour ses références controversées.
La controverse autour de 'Enfants Riches Déprimés' : mode ou glorification d'idéologies extrêmes ?
Marilyn Manson défilant pour la marque le 8 mars 2026 lors de la Fashion Week de Paris. MAXPPP - sylvie lefort photography

Après un passage remarquable lors de la Paris Fashion Week début mars, la marque 'Enfants Riches Déprimés' fait face à des accusations sérieuses. Le collectif féministe NousToutes a dénoncé l'utilisation par la marque de références fascistes et de la culture du viol, entraînant une manifestation le 2 avril à Paris.

Des symboles controversés au cœur du débat

Selon le collectif, la marque va "bien au-delà de la provocation". Les militantes ont recouvert les vitrines du magasin de slogans tels que "Shopping pour violeurs et fachos". Cela vise à dénoncer la culture du viol et l'utilisation de symboles fascistes qui, d'après les activistes, rendent la marque complice de tels concepts.

NousToutes observe que certains vêtements semblent inspirés directement des uniformes SS et d'autres emblèmes associés à l'extrême droite. Des contenus sur les réseaux sociaux, depuis supprimés, du créateur Henri Alexander Levy avaient également été critiqués pour leur esthétique similaire à celle de la croix gammée.

Plus controversé encore, des visuels de Roman Polanski, un réalisateur accusé de pédophilie, apparaissent sur des vêtements de la collection. NousToutes estime que cela constitue "le comble du cynisme", arguant d'une valorisation de la pédocriminalité inacceptable.

Des choix scéniques inquiétants

Le défilé du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, a encore amplifié les critiques. La présence de Marilyn Manson, connu pour des accusations de violences sexuelles, au traîneau d'un défilé, a choqué de nombreux manifestants. Les mises en scène jugées provocatrices n’ont pas échappé aux critiques, aidant à construire le récit d'une marque qui banalise la violence contre les femmes.

Un phénomène plus large à dénoncer

Les membres de NousToutes soulignent que la normalisation des symboles fascistes dans l'industrie de la mode pose un problème sérieux. "La banalisation de ces références contribue à leur acceptation dans notre société", expliquent-ils. Selon eux, un tel phénomène n’est pas anodin et touche particulièrement les femmes et les minorités, toujours victimes des idéologies extrêmes.

Alors que le climat socio-politique français voit une remontée des idées néonazies, le collectif appelle au boycott total de la marque, considérant qu'il est impératif de dénoncer et de prendre des mesures face à ces tendances inquiétantes.

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