La mort tragique de Lyhanna, une fillette de 11 ans, continue de susciter une onde de choc dans la société française. Ce dimanche, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a exprimé son émoi, affirmant que ce drame « aurait pu être évité ». En s'exprimant sur France 2, il a reconnu l'existence d'un « échec » au sein du système judiciaire, en mettant en avant le profil préoccupant du principal suspect, Jérôme B., déjà impliqué dans plusieurs affaires.
Nuñez a également révélé que Jérôme B. était associé à six procédures judiciaires différentes, dont celles concernant le meurtre de Lyhanna et d'autres signalements, certains classés sans suite. Des informations récentes laissent présager le dépôt imminent de nouvelles plaintes, renforçant ainsi l'inquiétude des autorités et du public.
En réponse à cette situation tragique, des collectifs féministes et de protection de l’enfance organisent des rassemblements ce lundi à 19 heures devant divers tribunaux à travers la France, notamment à Auch et à Toulouse. Ce mouvement populaire vise à sensibiliser sur le besoin urgent d'améliorer la justice pour les enfants victimes.
Dans un contexte similaire, le mouvement La France Insoumise (LFI) a appelé à la démission de Gérald Darmanin, le garde des Sceaux. Mathilde Panot et Manuel Bompard expriment leur indignation face à la gestion de ces affaires sensibles, soulignant les manquements qui ont conduit à cette tragédie.
Darmanin, quant à lui, convoque ce matin les procureurs généraux à la Chancellerie. Lors de cette réunion, il soulignera l'urgence de réexaminer les plaintes relatives aux enfants, avec un objectif clair : passer en revue près de 70 000 dossiers d’ici au 14 juillet. « Il n’y a pas un haut magistrat qui va partir en vacances » tant que cette tâche ne sera pas accomplie, a-t-il averti, alors qu'une marche blanche hommage à Lyhanna a réuni 6 000 personnes à Fleurance.
Cette affaire ne concerne pas seulement les chiffres ou les systèmes, mais est un véritable appel à la prise de conscience collective et à l'action pour éviter que de tels drames ne se reproduisent. Le traitement des plaintes et la protection des enfants doivent devenir une priorité incontestée du système judiciaire français.







