Une adresse bien connue des gendarmes : la résidence de Miramont-de-Guyenne a souvent été le théâtre d'interventions à cause des nuisances nocturnes causées par des soirées alcoolisées. Ce logement est celui de la compagne d'un homme de 30 ans, jugé le 5 juin pour des faits de violences conjugales, port de couteau et menaces de mort par SMS, notamment des messages où il la qualifie de « sale pute ».
La procureure a souligné lors de l'audience que les menaces écrites étaient accablantes, en référence à un message où il indique vouloir brûler l'appartement avec elle à l'intérieur. De son côté, le prévenu a tenté de minimiser ses actes en affirmant que sa compagne et ses amies avaient menti par haine à son égard.
Lors de l'altercation survenue en pleine rue avec sa compagne et des proches, il aurait exhibé un couteau. Celui-ci a nié ces accusations, suggérant que ses victimes avaient une rancœur à son égard. Mais l'une des témoins a confirmé la menace, confessant que sa fille lui avait demandé de fuir car il portait un couteau.
Récidive et condamnation
La défense fait état de contradictions dans les témoignages sur le couteau, ce à quoi la procureure a répondu en mentionnant l'évidence de ses actes. Au final, le tribunal a reconnu le trentenaire coupable de tous les charges. Il écope de deux ans d'emprisonnement, dont un avec sursis, assorti d'interdictions de contact avec les victimes.
Ce verdict s'inscrit dans un contexte plus large de lutte contre les violences conjugales, où les voix s'élèvent pour donner une plus grande visibilité aux victimes, selon les avis de divers experts et structures de soutien.







