Dans la soirée du mardi 26 mai, Grenoble a été le théâtre d'une fusillade tragique, coûtant la vie à un homme et blessant quatre autres, tous âgés de 24 à 33 ans. Ce drame semble être une réponse à la mort d'un adolescent de 16 ans, retrouvé carbonisé dans une voiture à Échirolles, en lien avec un réseau de narcotrafic.
Sur les images captées, on peut voir un tireur ouvrant le feu méthodiquement sur un groupe, tandis qu'un complice filme la scène, probablement pour les partager sur les réseaux sociaux. Les coups de feu ont retenti vers 21h20, à proximité d'un club de foot, dans une zone bien connue pour être un point de deal. Au total, un homme est mort et quatre autres ont été blessés ; tous ont un passé judiciaire, en particulier pour des infractions liées aux stupéfiants.
Cette fusillade s'inscrit comme une réplique à un autre incident survenu récemment sur un parking à Échirolles, où le corps d'un adolescent a été retrouvé dans une voiture incendiée. La victime, également abattue, a vu son meurtre filmé et diffusé. Une vidéo montre même le jeune homme lisant un texte sous la menace d'une arme.
"Ils tirent pour tuer"
En six mois, la guerre des gangs a fait dix morts dans les communes de Grenoble et Échirolles. Selon Étienne Manteaux, procureur de la République de Grenoble, cette violence a franchi un seuil : "Tous ces faits s'inscrivent dans une escalade territoriale évidente. Des commanditaires, probablement basés à l'étranger, orchestrent cette violence".
Le parquet de Lyon prend désormais en charge l'enquête, pendant que le gouvernement prévoit un comité interministériel sur le narcotrafic, prévu pour le vendredi 29 mai sous la présidence du Premier ministre.







