À l'approche de la grande prière de l'Aïd, prévue pour le 27 mai, des menaces visant la mosquée d'Agen jettent un climat d'inquiétude sur la communauté musulmane locale. Ce lundi, un corbeau a adressé des menaces islamophobes au commissariat de police et à la rédaction du Petit Bleu, alertant sur des intentions alarmantes.
La veille, une lettre, sur un carton blanc, contenait des revendications inquiétantes et exigeait la fermeture de la mosquée sous peine de représailles. Messaoud Settati, président de l'association de la mosquée, a déclaré : « Nos fidèles ont peur, bien sûr. Des femmes et des enfants fréquentent notre mosquée. » La lettre, qui comportait des références explicites aux menaces, a suscité une forte réaction des autorités.
Les preuves de cette montée de la peur sont aggravées par des incidents similaires antérieurs, notamment des inscriptions islamophobes et antisémites sur des bâtiments publics dans la région. Selon des experts, ces actes traduisent une islamophobie de plus en plus désinhibée, alertant sur un climat sociétal préoccupant.
Ressentiment croissant et réponse sécuritaire
Le préfet a annoncé un renforcement des patrouilles policières autour de la mosquée pendant la période de prière. Avec environ 7 000 participants l'an dernier, la grande prière pourrait cependant être reconsidérée en raison des menaces. Le sous-préfet d'Agen a souligné l'importance de garantir la sécurité des fidèles tout en préservant leur droit à pratiquer leur foi librement.
Alors que les autorités enquêtent, la tension demeure palpable au sein de la communauté musulmane, qui aspire à célébrer l'Aïd dans la sérénité. Pour beaucoup, ces menaces ne font que renforcer un sentiment d'angoisse face aux défis constants liés à l'islamophobie croissante en France.







