La préfecture de l'Isère a récemment pris un arrêté qui interdit tous les rassemblements à caractère musical sur l'ensemble du sud du département, ainsi que le transport de matériel de sonorisation. Cette mesure, valable jusqu'à lundi 13 avril à 8 heures, vise à prévenir d'éventuelles situations à risque.
Des ''rassemblements festifs'' tels que ceux prévus dans le cadre du festival "Des’astres sonore" sont particulièrement concernés. Ce rassemblement pourrait, selon les forces de l'ordre, rassembler plusieurs centaines de personnes et se dérouler entre l’Isère, la Drôme et l'Ardèche. La préfecture souligne que ce type d’événement n’a pas été déclaré, amplifiant ainsi les préoccupations en matière de sécurité publique.
Un responsable préfectoral a déclaré : "Les moyens de sécurité publique ne peuvent pas être déployés adéquatement à cause de l'engagement des services dans d'autres opérations, ce qui pourrait engendrer des troubles à l'ordre public". Ce constat repose sur une alerte émise par les forces de l'ordre, qui ont identifié des risques potentiels liés à la tenue de l'événement.
Une interdiction sur tout le sud du département
Ainsi, toutes les communes de l'arrondissement de Grenoble, soit un total de 263 collectivités, sont concernées par cette interdiction. La mesure couvre également les massifs du Vercors, de l'Oisans et de la Chartreuse, afin de préserver la tranquillité publique.
Des experts en sociologie des festivals soulignent l'importance de la sécurité à l'approche de tels événements. Ils préconisent des alternatives encadrées pour éviter des rassemblements non déclarés, comme des événements autorisés en milieu contrôlé, garantissant à la fois la sécurité des participants et la sérénité des riverains.
En somme, la préfecture agit pour prévenir les désordres, mais l'absence d'espaces festifs peut aussi nourrir le mécontentement des amateurs de musique électronique. La question de l'équilibre entre sécurité et liberté d'expression se pose avec acuité dans ce contexte.







