Daniel Dhordain, un ancien policier âgé de 72 ans résidant à Marcoing, a récemment subi une méprise administrative tragique. La vie de cet homme a basculé après avoir été informé par sa pharmacienne que ses remboursements de médicaments étaient suspendus en raison de son décès présumé. Cette étrange situation a été rapportée par La Voix du Nord.
Erreur d'identité aux conséquences désastreuses
En se renseignant auprès de la Sécurité sociale, il a appris qu'il avait été effacé des fichiers en raison d'une confusion avec un autre Daniel Dhordain, décédé à Cambrai en février dernier. L'ancien policier a qualifié cette situation d'« erreur administrative », la qualifiant de « meurtre administratif » tant ses conséquences ont été ravageuses.
Une fois un décès enregistré dans le Répertoire national d’identification des personnes physiques (RNIPP), les organismes publics tels que la CPAM ou les caisses de retraite reçoivent une alerte et prennent des mesures en conséquence.
Un combat pour prouver sa vie
Face à cette situation, Daniel a vu sa carte vitale désactivée, son compte Ameli bloqué et ses retraites suspendues. Pour prouver qu'il était bien en vie, il a dû se rendre à la mairie pour obtenir un certificat de vie, affirmant à la maire : « Je viens chercher un certificat pour prouver que je ne suis pas mort ».
Obligé de s’acharner pour récupérer ses droits, il a été rassuré par la CPAM du Hainaut qui a reconnu son erreur et assure que les remboursements ont été réactivés. Cependant, la situation avec sa caisse de retraite s'est avérée plus complexe. La Carsat Hauts-de-France a également promis que les pensions suspendues devraient être versées sous peu. La CPAM prévoit que tout sera réglé rapidement.







