L'optimisme des marchés, suite à l'annonce d'une trêve entre les États-Unis et l'Iran, a été de courte durée. La récente montée des prix du pétrole a douché les espoirs, reflétant l'incertitude persistante autour du cessez-le-feu.
Les craintes concernant la solidité de la trêve ont entraîné une nouvelle flambée des cours, particulièrement marquée dans le détroit d'Ormuz, une zone cruciale pour le transport pétrolier, qui continue d'être en proie à des tensions.
Après une chute à 94,41 dollars, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour mai a rebondi de 6,41%, atteignant 100,46 dollars à 13H55 GMT. Le Brent, quant à lui, a pris 3,94% pour s'établir à 98,48 dollars.
"L'optimisme autour d'un cessez-le-feu s'est estompé, et les nouvelles en provenance d'Iran sont devenues négatives", déclare Kathleen Brooks, directrice de recherche chez XTB, indiquant une pause dans l'élan des marchés boursiers mondiaux.
Des voix s'élèvent pour inclure le Liban dans la trêve, surtout après les récents bombardements israéliens, qui ont causé plus de 200 morts et un millier de blessés, selon les autorités sanitaires.
Des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran devraient se tenir prochainement au Pakistan, sous la direction du vice-président JD Vance.
Sur le marché boursier, le marché américain affiche des signes de prudence. À New York, les principaux indices enregistrent une faible baisse : Dow Jones (-0,13%), S&P 500 (-0,09%) et Nasdaq (-0,20%) à 14H10 GMT.
En Europe, la tendance est similaire avec Francfort (-1,40%), Paris (-0,71%) et Londres (-0,25%) tous en repli, tandis que Milan reste proche de l'équilibre avec une légère baisse de 0,07%.
Dans le secteur pétrolier, en revanche, une reprise est observée après une correction soudaine, avec TotalEnergies en hausse de 2,75% à Paris, et BP et Shell également en progression.
"La psychologie du marché est bien moins euphorique que mercredi", note Kathleen Brooks, tandis qu'Andreas Lipkow, analyste chez CMC, prévoit que les tensions géopolitiques et les craintes d'inflation continueront de dominer les marchés.
La menace d'inflation maintient les taux d'intérêt obligataires en hausse. Le rendement de la dette allemande sur dix ans est passé à 2,98%, tandis que le taux français a augmenté à 3,62%.
Les taux d'intérêt, influencés par les inquiétudes inflationnistes, incitent les banques centrales à rester vigilantes, certaines envisageant des hausses des taux directeurs. Selon Grégoire Kounowski, conseiller en investissements, l'OCDE prévoit une inflation de 4,2% aux États-Unis pour cette année.
La gestion des attentes autour de la politique monétaire pourrait s'avérer complexe, notamment pour Kevin Warsh, nommé par Donald Trump pour assouplir la politique de la Fed.







