Le 4 juillet prochain, Patrick Bruel s'apprête à monter sur scène à Salon-de-Provence, dans les Bouches-du-Rhône. Cependant, le collectif Salon Féministe s'oppose fermement à cet événement, invoquant des accusations de violences sexuelles portées contre l'artiste.
Marie, une membre du collectif, a affirmé à France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur : « Pour nous, c’est insupportable ». Le groupe a récemment adressé une lettre au maire de Salon, Nicolas Isnard, demandant l'annulation du concert prévu au château de l’Empéri.
Dans cette lettre ouverte, le collectif met en avant le message que laisser performer un artiste accusé de tels actes revient à minimiser les violences faites aux femmes. « C'est un affront à toutes les victimes », précise-t-on.
Le maire, pour sa part, a choisi de ne pas commenter la situation, déclarant qu'une annulation n'était pas justifiée tant que les accusations n'avaient pas été judiciairement vérifiées. Un point de vue similaire a été exprimé par l'organisateur de l'événement, qui a affirmé maintenir le concert, se tenant à la présomption d'innocence.
Les allégations contre Bruel ne sont pas nouvelles. Selon un rapport de Mediapart, le chanteur fait l'objet d'une enquête pour viol, avec plusieurs témoignages de femmes concernant des violences sexuelles. L'avocat de Bruel, Christophe Ingrain, a réagi à ces déclarations, affirmant que son client n'avait jamais forcé qui que ce soit.
En résumé, la situation à Salon-de-Provence illustre les tensions entourant les artistes accusés de violences sexuelles, soulevant des questions essentielles sur le soutien aux victimes et la présomption d'innocence.







