Dans le domaine de la construction, le béton se décline sous divers noms. Parpaing, moellon, bloc béton : quelle différence existe-t-il entre ces matériaux ? Explorons ensemble ces appellations, qui varient souvent selon les régions, et plongeons dans l'univers du bloc béton et du parpaing.
Des appellations diverses selon les régions
Tout comme certaines régions parlent de "pains au chocolat" ou de "chocolatines", le vocabulaire relatif au béton change en fonction du territoire. Certaines appellations sont plus populaires dans certaines zones, rendant nécessaire une bonne connaissance des termes à utiliser lors des échanges avec les fournisseurs.
Le parpaing : la référence nationale
Le parpaing, terme largement reconnu à travers la France, est la dénomination la plus couramment utilisée pour désigner cette brique de béton, qu'elle soit pleine ou creuse. Près de 90 % des habitants de Bourgogne et d'Auvergne l'emploient, faisant de ce mot la norme en matière de construction, peu importe l'accent réginal.
Le moellon : un terme aux multiples significations
Le mot "moellon" peut parfois créer la confusion, car il désigne à la fois une pierre calcaire taillée et, dans d'autres contextes, un bloc de béton, surtout dans certaines régions. Parmi les particularités, on note que ce terme est largement utilisé en Rhône-Alpes, où il remplace souvent le parpaing.
- Traditionnellement, le moellon est une pierre calcaire taillée.
- Actuellement, il sert également à désigner un bloc de béton, surtout en Rhône-Alpes.
Le bloc béton : une dénomination régionale
Le terme "bloc béton" est de plus en plus employé dans des régions telles que les Pays de la Loire et le Nord-Pas de Calais. Bien que moins courant que "parpaing", il constitue une alternative dans plusieurs zones françaises.
Variantes supplémentaires : queron et agglo
Il existe également d'autres termes comme le queron, qui désigne le parpaing dans certaines régions comme le Poitou-Charentes. D'autre part, "agglo", diminutif d'aggloméré, est parfois utilisé pour désigner les matériaux des parpaings, à ne pas confondre avec le bois aggloméré.
Histoire et évolution du parpaing
Le parpaing possède une riche histoire qui remonte à l'Antiquité, où le béton était déjà utilisé par les Romains. Ce matériau a évolué au fil des siècles, et son utilisation pour fabriquer des blocs de construction a commencé à la fin du XIXe siècle, avec une amélioration notable de la méthode de fabrication dans les années 1950. Le choc pétrolier de 1973 a particulièrement propulsé son utilisation, en faisant un matériau privilégié pour la construction moderne.
Fiche d'identité du parpaing
- Forme : parallélépipède.
- Aspect : taillé ou moulé.
- Composition : 85 % de granulat, 9 % de ciment et 6 % d'eau.
- Structure : creuse ou pleine, selon les besoins.
- Utilité : polyvalent, utilisé pour murs, clôtures et plus.
- Esthétique : souvent recouvert pour améliorer l'apparence.
- Isolation : améliorée par des matériaux isolants intégrés.
Diversité des parpaings selon les besoins
Le parpaing se décline en plusieurs types, chacun répondant à des besoins spécifiques en construction :
- Le bloc courant : utilisé principalement pour les murs, disponible en creux ou plein.
- Le bloc à bancher : creux et sans fond pour une construction rapide, notamment en zones sismiques.
- Les blocs accessoires : conçus pour faciliter l'auto-construction et réduire le temps de chantier.
Les blocs isolants pour des performances thermiques
Pour répondre à la demande croissante en matière d'efficacité énergétique, des blocs isolants ont été développés. Composés de matières variées, ils offrent une performance thermique supérieure, atteignant des niveaux équivalents à ceux des briques isolantes. De plus, le bloc béton cellulaire, très léger et adaptable, se distingue par ses nombreuses qualités.







