Ce vendredi, le Parquet national financier (PNF) a annoncé le classement sans suite de l’enquête sur la rémunération de Tony Estanguet, président du comité d’organisation des Jeux Olympiques de Paris 2024. Selon le PNF, cette décision repose sur une "erreur de droit commise de bonne foi".
Les enquêteurs ont précisé que les "diverses instances administratives et juridiques" consultées n’avaient à aucun moment indiqué à Estanguet la nécessité de se conformer aux règles de passation des marchés publics, alors que sa relation contractuelle était passée d’un statut de salarié à celui d’entrepreneur individuel.
Une enquête ouverte en février 2024
Le PNF avait ouvert une enquête préliminaire le 1er février 2024, visant des présomptions de "prise illégale d’intérêts", "favoritisme" et "détournement de fonds publics" liés à la gestion de la rémunération de M. Estanguet. Ces accusations découlent d'informations révélées notamment par le Canard Enchaîné, corroborées par des rapports de l'Agence française anticorruption.
La Brigade de répression de la délinquance économique avait en charge les investigations, incluant des analyses de pièces transmises par le comité d’organisation ainsi que des auditions de témoins. Tony Estanguet avait été entendu le 29 février en tant que suspect libre.
Les éléments de défense fournis par Estanguet ont été confirmés par les résultats des enquêtes, a conclu Pascal Prache, directeur du PNF. Cette affaire, qui avait suscité de vives réactions, notamment sur la transparence des fonds alloués aux JO, se clôt ainsi sans poursuite judiciaire, permettant à Estanguet de poursuivre ses fonctions sans entrave.







