Les deux mineurs, victimes de violences intrafamiliales, doivent faire l'objet d'une attention immédiate et d'un suivi psychologique spécialisé, selon des experts comme la psychiatre Muriel Salmona. « Il est crucial d'intervenir sans délai. Ces enfants sont exposés à des traumas profonds qui pourraient les marquer à vie si une prise en charge adaptée n'est pas mise en place rapidement », déclare-t-elle.
Cédric Prizzon est suspecté d'avoir tué son ex-conjointe et sa compagne actuelle. Ses enfants, âgés de 12 ans et 18 mois, témoins de cette tragédie, doivent être placés sous la responsabilité de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) dès leur retour en France ce jeudi.
Les séquelles psychologiques d'une telle violence
D'après des sources médiatiques, le garçon de 12 ans aurait été forcé par son père à surveiller durant l'enterrement des corps de sa mère et de sa compagne. Cela pourrait entraîner des conséquences psychologiques sévères, selon Azucena Chavez, psychologue au Centre de psychotrauma : « Les enfants soumis à de telles violences développent souvent des symptômes dissociatifs, une manière pour le cerveau de se protéger face à l'insoutenable », souligne-t-elle.
La fillette de 18 mois, quant à elle, risque de subir un traumatisme durable, tant son développement psychologique est influencé par de telles expériences. Les experts mettent en lumière l'impact dévastateur de ces événements, rappelant le cas d'une jeune femme ayant vécu une tragédie similaire et qui, des années plus tard, continuait de souffrir de troubles psychologiques.
Vers une prise en charge urgente
Il est primordial que ces enfants bénéficient non seulement d'une protection immédiate, mais aussi d'un cadre sécurisant et bienveillant. D'après Azucena Chavez, « une famille d'accueil appropriée est essentielle pour leur réhabilitation », tout en conseillant contre le placement éventuel auprès de membres de la famille élargie de l'accusé.
Les spécialistes insistent aussi sur le fait que l'accès aux soins spécialisés reste un défi : « Trop d'enfants sous la protection de l'ASE n'ont pas accès à des soins adaptés, faute de ressources humaines et de structures », déplore Dr Salmona. La rapidité d'intervention est cruciale : « Plus nous agissons tôt, plus les chances de résilience des enfants sont élevées », conclut-elle.
Cette situation tragique soulève des questions sur la nécessité d'un meilleur soutien et d'une meilleure préparation pour les enfants victimes de violences. Les conséquences psychologiques peuvent, sans une aide adéquate, perdurer toute une vie.







