Le 2 avril, la cour d'assises de la Gironde a requis une peine de trente ans de réclusion criminelle et une période de sûreté de vingt-deux ans à l'encontre de Matthieu Belloc, ancien agriculteur résidant à Auros. Ce dernier est accusé d'avoir tué le nouveau compagnon de son ex-conjointe et d'avoir tentativement tué cette dernière, lors d'une affaire tragique survenue le 9 septembre 2021 à Caumont.
Les réquisitions comprennent également un suivi sociojudiciaire de cinq ans, impliquant des soins obligatoires et le retrait de l'autorité parentale sur ses trois enfants. Ces sanctions ont été présentées lors du procès qui a débuté le 31 mars. Face à la cour, Matthieu Belloc, âgé de 37 ans, se voit confronter à des accusations lourdes qui soulèvent des émotions palpables au sein de la salle d'audience.
S'il a admis avoir assumé la responsabilité de l'assassinat de Jérôme Pagotto, tué avec trois balles, dont une portée fatale dans la tête, il clame néanmoins que les tirs visant son ex-compagne, Sabrina Miquelajauregui, étaient des accidents. Cette dernière, atteinte de deux balles, a subi une amputation du bras suite aux violences subies. "J'ai vu son regard, il voulait me tuer", avait-elle déclaré lors d'un témoignage poignant relayé par Sud Ouest.
Un portrait de la violence
Dans son réquisitoire, l'avocate générale Pauline Dubarry a mis en lumière le caractère violent de Matthieu Belloc, décrivant une personnalité teintée de narcissisme. Les témoignages et les expertises montrent une volonté de minimiser ses actes. "Ce sont des récits qu'il se raconte pour justifier son crime", a affirmé l’avocate, décrivant les explications de l’accusé comme des "histoires qui ne tiennent pas debout".
Le procès, qui a pris du retard par rapport au calendrier prévu, se poursuivra avec le verdict attendu le 3 avril. La tension dans la salle reflète l'ampleur de ce drame familial et les blessures persistantes qu'il laisse derrière lui.







