Des souvenirs d'antan refont surface pour ceux qui se rappellent des bouteilles de liqueur Génestine, produites à Clermont entre 1845 et 1945. Reconnaissables par leur étiquette ornée d'un Vercingétorix dessiné par Bartholdi, ces liqueurs emblématiques sont à nouveau sur le marché. Chaque année, 80 000 bouteilles sont écoulées, avec le Royal Menthe qui a récemment été couronné meilleure liqueur au monde lors d'une compétition à Londres.
Depuis sa réouverture en 2021, la distillerie a trouvé son rythme avec une équipe d'une dizaine de salariés, mais elle reste à la recherche de nouveaux talents pour accompagner sa croissance. Selon Bernard Lenoir, gérant de la distillerie, "nous voulons redynamiser la tradition tout en apportant une touche contemporaine à nos produits". La distillerie s’inscrit dans un élan plus large d'intérêt pour les spiritueux artisanaux et locaux en France.
Les engagements de la distillerie vont au-delà de la simple production ; en alliant techniques traditionnelles et innovations modernes, elle témoigne d’une volonté de répondre à la demande croissante pour des produits authentiques et de qualité. Cette initiative s'inscrit également dans le cadre de la dynamique de revitalisation économique de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui mise sur l'artisanat et les savoir-faire locaux. En parallèle, la distillerie participe à plusieurs événements de la région pour renforcer son image et sa notoriété.
Avec un présent prometteur, la distillerie Génestine semble prête à écrire un nouveau chapitre de son histoire, tout en honorant fièrement ses racines. Cette renaissance n’est pas qu’un simple retour ; c'est une célébration d’un patrimoine culinaire français qui mérite d’être redécouvert.







