Sébastien Lecornu a récemment exprimé son indignation face à ce qu'il qualifie de "récupération politique" et de "cynisme" de la part de La France insoumise dans le cadre de l'affaire tragique de Lyhanna, 11 ans, retrouvée morte dans le Gers le 4 juin. Ce drame a provoqué une onde de choc à travers la France, soulevant des questions sur la sécurité des mineurs et l'ampleur des violences sexuelles.
Lors d'une séance de questions au gouvernement, le Premier ministre a vivement réagi aux propos de Mathilde Panot, cheffe de file des députés LFI, qui avait appelé à un investissement gouvernemental de 3 milliards d'euros pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. M. Lecornu a répondu avec force, affirmant que "la tonalité de la question" soulignait une intention manifeste de politiser un événement tragique.
"Il ne faudrait pas qu'il ne reste que de la récupération politique de ce drame", a-t-il ajouté, promettant que le gouvernement allait avancer sur cette question. Il a évoqué une approche dite intégrale, impliquant tous les acteurs de la société face à cette problématique cruciale.
Sur le sujet de la réaction du gouvernement, le Premier ministre a également mentionné qu'il avait commencé à discuter avec la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, de mesures concrètes à prendre suite à la proposition de loi transpartisane qui vise à lutter plus efficacement contre ces violences.
En réponse aux critiques de la députée insoumise concernant le Planning familial, Lecornu n'a pas hésité à l'accuser d'un "flagrant délit de récupération". Il a déploré le ton de l'échange, observant que certains membres de l'opposition privilégiaient les cris et l'invective, plutôt que la discussion constructive.
Mathilde Panot, dans sa propre réponse, a fait part de sa frustration face aux réponses du Premier ministre, les qualifiant de faibles et de peu constructives. Elle a insisté sur le fait qu'aucune avancée significative ne pouvait être réalisée sans un investissement substantiel de l'État dans cette cause néanmoins essentielle.
Les enjeux sont d'autant plus cruciaux que le principal suspect de l'affaire, Jérôme Barella, n'a jamais été interpellé malgré de multiples plaintes pour des violences sexuelles sur mineurs. Les déclarations de Lecornu et Panot mettent en lumière les tensions croissantes autour de cette affaire, révélant les divergent points de vue sur la manière de traiter les violences sexuelles en France.







