Dans une récente apparition sur France 2, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a révélé avoir été mise en examen pour diffamation. Cette décision fait suite à ses déclarations faites lors d’un débat à la Fête de l'Humanité en septembre 2025, où elle a dénoncé une "répression patronale violente" au sein de l’entreprise Tefal, située à Rumilly en Haute-Savoie. Elle risque une amende pouvant atteindre 12.000 euros.
Binet a déclaré : "La déléguée CGT de Tefal a subi une sanction et nous allons la porter devant les prud'hommes dans les jours à venir". Elle a également mis en avant les risques potentiels des PFAS employés dans les poêles Tefal. Selon elle, "cette mise en examen témoigne de l’ampleur de la répression syndicale et de la volonté de faire taire les syndicalistes qui parlent des conditions de travail et de l’impact environnemental".
Du côté de Tefal, le groupe a réagi en contestant fermement les accusations. Dans une déclaration donnée à Franceinfo, Tefal a affirmé : "Cette procédure concerne des accusations publiques graves et erronées visant l’entreprise. Nous réfutons toute accusation de répression syndicale". Le groupe a également souligné son engagement à respecter toutes les législations en matière de santé et de sécurité au travail.
Tefal réfute toute accusation de répression syndicale
En réponse aux déclarations de Binet, Tefal a insisté sur le fait que les accusations portées contre l’entreprise sont "inexacts" et nuisent à son image ainsi qu’à son dialogue social. "La liberté d'expression ne peut pas justifier des allégations mensongères qui portent atteinte à la réputation d'une entreprise", a ajouté Tefal.
Deux mises en examen en six mois pour la secrétaire générale de la CGT
Ce n’est pas la première fois que Sophie Binet se retrouve dans une telle situation. En décembre dernier, elle avait déjà été mise en examen après avoir comparé certains patrons à des "rats" quittant le navire, affirmant que "ces mises en examen pourraient toucher presque tous les syndicalistes du pays". Elle appelle ainsi à une loi pour protéger la liberté d’expression et la liberté syndicale, affirmant : "Nous ne pouvons pas être réduits au silence".
Cette affaire soulève des questions importantes sur les droits des syndicalistes et leur capacité à s'exprimer sans crainte de répercussions légales. Les débats autour de la liberté d'expression dans le milieu professionnel ne sont pas près de se terminer, et les attentes à l'égard des législateurs se font de plus en plus pressantes.







