Un décret publié le 3 mai dans le Journal officiel marque le coup d'envoi du démantèlement de l'ancienne centrale nucléaire de Fessenheim, fermée depuis 2020. Ce texte, signé par le Premier ministre et le ministre de l'Économie, précise les modalités et le calendrier des travaux. Selon France Info, les opérations devront être achevées d'ici 2048, alors que la centrale avait initialement été désactivée après plusieurs années consacrées aux diverses étapes préparatoires, notamment le retrait du combustible.
Le décret impose à EDF de démanteler entièrement l'installation, y compris les réacteurs et les différentes structures associées, telles que le bâtiment réacteur et d'autres installations annexes. "Il y a une nécessité de garantir la sécurité publique", a souligné un représentant de l'Autorité de sûreté nucléaire lors de son passage devant les médias.
Un long processus
L'opération se déroulera par étapes : démantèlement, assainissement des sols, démolition allant jusqu'à une profondeur d'un mètre, et finalement réhabilitation du site. L'article 8 du décret précise que les rejets de matières, qu'elles soient liquides, gazeuses ou radioactives, seront strictement contrôlés, en particulier lors des vidanges des piscines des réacteurs. "Les opérations de démantèlement doivent être achevées au plus tard le 30 juin 2048", mentionne le texte.
"Ce projet représente un défi pour la transition énergétique vers un avenir plus durable".
Le projet de démantèlement reçoit également un accueil mitigé parmi les acteurs locaux. Selon le quotidien Le Monde, EDF envisage de créer près de Fessenheim une usine de recyclage pour les métaux faiblement radioactifs, ce qui suscite des tensions dans la région. Les inquiétudes grandissent parmi les habitants concernant la sécurité de tels projets, souvent perçus comme problématiques sur le plan de l’empreinte environnementale.
Ce démantèlement, à la fois un défi technique et environnemental, constitue un tournant dans la réorientation énergétique de l'Alsace. Les experts du secteur estiment que ce chantier servira de modèle pour de futures opérations similaires dans d'autres régions de France, invitées à transitionner vers une production énergétique plus verte.







