Se poser pour mieux rebondir grâce à un accompagnement. À Blois, Adoma réalise une résidence sociale et une pension de famille.
Le chantier progresse conformément au calendrier, visant une ouverture prévue pour la fin du premier trimestre 2027. Situés route de Châteaurenault, deux bâtiments émergent : l’un abritera une pension de famille, l’autre, une résidence sociale. Actuellement, les ouvriers installent les huisseries et les menuiseries, tandis que les façades prennent forme. Dans les alentours, des poules et des coqs animent le cadre rural.
Ces bâtiments, conçus par Bouygues et soutenus par Adoma et Linkcity à travers un processus de vente en l'état futur d'achèvement, représentent une avancée significative dans la lutte contre la précarité. Adoma, leader en France du logement et de l'hébergement accompagnés pour les personnes en difficulté, étend ainsi son réseau au Loir-et-Cher, jusqu'alors sans structure dédiée.
« S’installer ici était opportun »
« S’installer ici était opportun. Nous partons de zéro, c’est une page blanche et un vrai challenge », déclare Laure-Marie Sokeng-Minière, directrice territoriale adjointe d’Adoma basée à Orléans. Le projet inclura 74 logements dans la résidence sociale ainsi que 30 dans la pension de famille, allant de T1 à T1 prime, de 18 à 31 m². Chacun des résidents bénéficiera d’un accompagnement personnalisé.
À la résidence sociale, un responsable, ainsi qu’un agent d’accueil seront présents pour encadrer les locataires, tous titulaires d’un bail. Les aides extérieures viendront compléter cette structure. Ces espaces permettront aux personnes de prendre le temps de se poser tout en participant à un dispositif d’insertion d’une durée d’un an, renouvelable. « L’objectif est de les guider vers un logement autonome, telle une passerelle », ajoute la directrice. L’accès au programme sera soumis à la vérification d’un minimum de ressources pour couvrir la redevance.
Les candidats seront dirigés par le Service intégré d’accueil et d’orientation du Loir-et-Cher (SIAO 41), souvent des personnes sortant de CHRS ou d’hébergement d’urgence, souffrant d’endettement ou de problèmes psychiques. Les partenaires financiers incluent l'État, la Ville de Blois, Agglopolys et Action Logement.
Premiers locataires au printemps 2027
La pension de famille, quant à elle, ne prévoit pas de limitation dans l’occupation, mais apportera une attention particulière aux hommes et aux femmes accueillis, sans couples. Dans des structures de gestion similaires, la moyenne d'âge des occupants dépasse les 59 ans, majoritairement des hommes. Le SIAO gérera également la liste d'attente, en rencontrant chaque candidat pour s’assurer de l’accord sur le projet.
« À Blois, il y a un besoin évident de résidences sociales. Les élus ont bien accueilli ce projet », confirme encore Laure-Marie Sokeng-Minière. Les premiers résidents devraient arriver dès la fin du premier trimestre 2027, un projet dont le coût s’élève à 8,2 millions d'euros. Cette initiative marque un tournant dans l'engagement d'Adoma envers des solutions de logement accessibles.







