L'entreprise française Altice France, qui supervise SFR, a récemment révélé avoir entamé des négociations exclusives avec trois géants des télécommunications : Bouygues Telecom, Iliad (freemobile) et Orange. Cette démarche vise la vente de l'opérateur SFR, avec une offre fixée à 20,35 milliards d'euros.
Cet événement marque un jalon sans précédent dans le secteur des télécommunications, car Altice France n'avait jamais été disposée à envisager une telle vente auparavant. Si cette transaction aboutit, elle engendrera une restructuration significative du marché français, le réduisant à trois principaux opérateurs.
L'accord couvre la plupart des actifs d'Altice France et confère aux trois compétiteurs de SFR une exclusivité dans les discussions jusqu'au 15 mai 2026. Cette période est cruciale pour finaliser les termes de la transaction, selon un communiqué obtenu par Le Monde.
Les négociations en cours déterminent une répartition des actions où Bouygues Telecom envisagerait de prendre 42%, Iliad 31%, et Orange 27%. Ces chiffres restent stables depuis la première offre, refusée à hauteur de 17 milliards d'euros en octobre, ce qui avait mené à des discussions approfondies entamées en janvier.
Selon les détails de cet accord, Bouygues Telecom se verrait doté de la branche B2B, orientée vers les professionnels, tandis que les services grand public et les infrastructures seraient répartis entre les trois acquéreurs. Des experts de l’industrie soulignent que les conséquences de cette opération pourraient transformer le paysage concurrentiel des télécoms en France.
Cependant, il est impératif de noter que cet accord doit recevoir le feu vert des autorités de la concurrence. Les représentants des opérateurs ont souligné qu'il n'existe aucune garantie que cette opération sera concrétisée, ce qui laisse planer un doute sur son avenir.







