Depuis son lancement lundi, le prêt flash carburant a suscité un intérêt fort de la part des petites entreprises. Environ 100 entreprises ont sollicité cette aide pour un montant total d'environ 10 millions d'euros, indique Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, sur TF1.
Ce dispositif, mis en place par le gouvernement, est destiné aux entreprises de moins de 50 salariés dans les secteurs du transport, de la pêche et de l'agriculture. Pour être éligibles, ces entreprises doivent avoir consommé au moins 5 % de leur chiffre d'affaires en carburant l'année précédente. Les prêts accordés varient de 5 000 à 50 000 euros, avec un taux fixé à 3,8 % sans exigence de garantie.
Les retours des professionnels sont partagés. Si certains apprécient la facilité d'accès à ces fonds, d'autres, comme Jean-Marc Rivera, délégué général de l’Organisation des transporteurs routiers européens, estiment que le taux d'intérêt reste trop élevé. "Nous risquons de nous endetter davantage, alors que beaucoup d'entreprises sont déjà en difficulté", a-t-il souligné, appelant à un prêt avec un taux bien plus bas.
« L'État ne peut plus se permettre de proposer un prêt à taux zéro, car cela coûterait trop », a ajouté Dufourcq.
Le directeur de Bpifrance assure qu'il n'y a pas d'inquiétude majeure concernant le remboursement de ces prêts, rappelant que le taux de défaut lors des prêts garantis pendant la pandémie était de seulement 5 %. L’enveloppe totale de cette aide est évaluée à une centaine de millions d'euros, ce qui laisse penser que moins de 10 % a été mobilisé jusqu'à présent.







