Attention aux offres trop belles pour être vraies concernant les panneaux photovoltaïques. L'UFC-Que Choisir rapporte une hausse alarmante des litiges dans cette région. Selon l'association de consommateurs de Chambéry, une vingtaine de victimes savoyardes ont pu récupérer, ou éviter de verser, un total de 260 000 euros l'année dernière.
C'est le cas de Camille (prénom d'emprunt), une retraitée de 67 ans résidant sur les hauteurs du lac du Bourget. L'été dernier, elle a signé un contrat avec DM Ecowatt, une société basée à Saint-Priest, pour l'installation de huit panneaux photovoltaïques. Le montant total de cette opération s'élevait à 29 900 euros, soit trois fois le prix du marché. "Le commercial m'avait promis un remboursement conséquent", témoigne Camille.
Le représentant de la société a évoqué une prime alléchante de 12 336 euros, sans fournir de détails clairs. "C'était une promesse d'une entreprise avec laquelle il collaborait", se souvient Camille. Alertée par UFC-Que Choisir, elle a rapidement compris que cela frôlait la légende.
Étonnamment, la société a fait installer les panneaux sans attendre les délais de rétractation fixés légalement, et les dispositifs n'ont même pas été connectés au réseau électrique. "Ils ne s'étaient pas également occupés des formalités nécessaires auprès de la mairie", dénoncent les experts de l'association.
Heureusement, Camille n'a pas payé malgré les menaces répétées de poursuites judiciaires. Elle n'avait pas les moyens de suivre cette installation coûteuse, raison pour laquelle le contrat prévoyait un prêt auprès de Sofinco, qualifié abusivement de "prêt à taux zéro". Josette Charpentier, conseillère litige à l'UFC-Que Choisir, explique : "Des irrégularités dans le contrat nous ont poussés à alerter Sofinco. Ils ont accepté de refuser l’octroi du prêt, annulant ainsi la vente". Après plusieurs mois de relances, les panneaux ont finalement été démontés en décembre 2025, six mois après la signature.
Camille a dû faire face au stress de cette situation, ainsi qu'aux frais liés aux nombreux courriers recommandés. Bien qu'elle ait évité de payer pour l'installation mal exécutée, les travaux de réparation de sa toiture lui incombent. Les autorités du Rhône, alertées par ces pratiques douteuses, ont précisé que même si la société a été dissoute, une enquête pénale est toujours en cours.







