ASOS, Amazon, Veepee, Zalando... Huit géants du commerce en ligne sont dans le collimateur des actions menées par l'UFC-Que Choisir. Cette association de défense des consommateurs les accuse fermement de pratiquer des offres commerciales trompeuses fondées sur des prix de comparaison douteux.
Avec l'approche des soldes, les promotions séduisent inévitablement de nombreux acheteurs. Cependant, ces offres constituent-elles réellement une aubaine ? Selon les résultats d'une enquête menée par l'UFC-Que Choisir, ce n'est pas toujours le cas. Le 31 mai 2023, l'association annonçait avoir déposé plainte contre huit sites de e-commerce : Amazon, ASOS, Cdiscount, E.Leclerc, La Redoute, Rue du Commerce, Veepee et Zalando. Le problème réside dans l'utilisation de prix de comparaison qui trompent les acheteurs, leur laissant croire qu'ils réalisent de véritables économies.
Un constat alarmant sur les réductions
Dans une analyse approfondie de 6 586 annonces incluant des prix barrés sur les grands sites de vente en ligne, l'UFC-Que Choisir révèle que seulement 3,4 % d'entre elles correspondaient à de réelles promotions respectant les réglementations telles que la directive européenne Omnibus. Cette directive impose un affichage impartial et véridique des réductions, qui doit se baser sur le prix le plus bas pratiqué par le vendeur au cours du mois précédent l’annonce de la promotion. L'association souligne que de nombreux professionnels affichent des promotions qui reposent non pas sur des réductions réelles, mais sur le concept flou de prix de 'comparaison'. Cela leur permet de choisir un prix de référence qui présente leur offre comme incontournable.
Une réglementation à revoir
L'UFC-Que Choisir dénonce également la complexité qui entoure ces pratiques. Les consommateurs sont souvent perdus, car il devient ardue de distinguer entre des réductions légitimes et des promotions trompeuses. Les marques prennent soin d'adopter un format visuel similaire à une véritable réduction, créant ainsi une confusion supplémentaire. De plus, l'association observe des lacunes critiques dans la réglementation, qui rendent difficile, voire impossible, la compréhension des critères qui sous-tendent les prix affichés, ces derniers restant souvent obscurs et parfois masqués dans les conditions générales de vente.







