Des études révèlent qu'un déficit de sommeil active un mécanisme biologique qui incite à consommer davantage, en particulier des aliments riches en graisses. Les raisons en détail.
La fatigue accumulée semble directement liée à une envie accrue de junk food. Pourquoi les nuits trop courtes nous poussent-elles si facilement vers un burger ou une friandise ? Des chercheurs des universités de Chicago et de Bruxelles ont exploré cette question. Ils ont découvert que la privation de sommeil सक्रियait le système nerveux endocannabinoïde, essentiel aux circuits de récompense associés aux variations d'appétit. Leur étude, publiée dans la revue Sleep, a impliqué 14 adultes en bonne santé. Ces derniers ont alterné entre quatre nuits de sommeil normal (8,5 heures) et quatre nuits courtes (4,5 heures). Les résultats sont éloquents : lors de la privation de sommeil, les participants avaient du mal à résister à des collations sucrées ou salées, même après avoir consommé des repas quotidiens solides.
augmentation du plaisir alimentaire
Le docteur Erin Hanlon, co-auteur de l'étude, explique : "Nous avons remarqué que le manque de sommeil intensifie le signal lié à l'hédonisme alimentaire, face au plaisir et à la satisfaction que procure le fait de manger." Elle ajoute que le déficit de sommeil stimule le système endocannabinoïde, similaire à l'effet de la marijuana, augmentant ainsi l'envie de manger. En période de sommeil réparateur, ce signal diminue en soirée, tandis qu'une nuit écourtée le maintient élevé, poussant les individues à manger davantage.
manque de sommeil et risque d'obésité
Les niveaux accrus observés incitent à une consommation alimentaire plus importante, surtout de produits gras. Selon Erin Hanlon, "si vous êtes bien reposé, vous pouvez résister à la tentation d'un Snickers. Mais si vous manquez de sommeil, votre désir pour ce type d'aliment devient envahissant, rendant plus difficile la résistance." Ce phénomène pourrait expliquer pourquoi la privation de sommeil est souvent liée à un risque accru d'obésité, en entraînant des grignotages supplémentaires l'après-midi et en soirée.







