Un an après son décès le 20 janvier 2018, revivez la carrière d'un chef légendaire, séducteur et farceur, symbole de l'art culinaire français.
Collonges, son port d'attache
L'Auberge du Pont de Collonges, anciennement l'Hôtel du Pont, a vu naître Paul Bocuse. Bien qu'il ait parcouru le monde, ce lieu est resté son ancre. À 30 ans, il a rejoint son père après avoir acquis une expérience dans des cuisines parisiennes renommées. En 1958, il obtient sa première étoile Michelin, suivie d'une deuxième en 1962, et enfin, la consécration des trois étoiles en 1965, que l’établissement conserve encore aujourd'hui, célébrant ainsi 50 ans d'excellence en 2015.
La soupe VGE, son plat culte
Dans les cuisines de l'Auberge, Paul Bocuse a élaboré des plats emblématiques comme la fricassée de volaille aux morilles et la fameuse soupe VGE, créée en 1975 pour le président Valéry Giscard d'Estaing. Célèbre pour son humour, il a su ravir ce dernier avec cette soupe aux truffes délicatement scellée par un feuilletage, incitant le président à "casser la croûte".
Les compagnes de sa vie
Les femmes ont joué un rôle fondamental dans la vie de cet homme complexe. Marié à Raymonde, il devient père de Françoise, mais il entretient aussi une relation avec Raymone et Patricia, qui gère son image. Dans son autobiographie, il évoque avec tendresse ses fidélités multiples et exprime un regret : "Je ne regrette rien, sauf peut-être la peine que j’ai pu faire aux femmes de ma vie. J’espère qu’elles me pardonneront".
Les héritiers de Paul Bocuse
Passionné par le partage de son savoir, Paul Bocuse a formé une génération de chefs au sein de l’Institut d’Écully. Son fameux concours de cuisine, Le Bocuse d'Or, continue de mettre en lumière de jeunes talents. "J'ai eu la chance de voir émerger de nombreux 'petits Bocuse', devenus de grands cuisiniers. C’est ma plus grande fierté", confiait-il dans une interview.
(Recherches et informations additionnelles disponibles sur www.rts.ch et www.atabula.com)







