Dans un tournant significatif de son affrontement judiciaire, Nasser Al-Khelaïfi, président du Paris Saint-Germain, a marqué un point favorable concernant les allégations qui l'opposent à Tayeb Benabderrahmane, un Franco-Algérien impliqué dans un affaire connue sous le nom de 'barbouzeries'. Ce dernier accuse Al-Khelaïfi d'avoir abusé de ses positions pour extorquer des signatures.
Le dossier, qui s'étoffe de divers éléments, met en lumière un accord controversé signé par Benabderrahmane, qui se présente comme un lobbyiste international. Cet accord stipule qu'il s'engage à garder confidentiels certains documents, sous peine d'une amende de 5 millions d'euros, compromettant ainsi la réputation du président du PSG.
Anciennement incarcéré au Qatar pour des accusations d'espionnage, Benabderrahmane a révélé avoir été soumis à de mauvais traitements et a déclaré avoir été contraint de signer l'accord pour obtenir sa libération. En 2023, il a porté plainte avec son épouse pour enlèvement, séquestration et torture en France, menant à l'ouverture d'une enquête judiciaire.
Le tribunal de Paris a récemment décidé de suspendre la procédure civile, attendant des décisions définitives sur les enquêtes pénales en cours. Cette décision a suscité des réactions variées, notamment de la part de l’avocat d'Al-Khelaïfi, Me Renaud Semerdjian, qui a salué le jugement en faveur de son client.
La situation judiciaire d'Al-Khelaïfi est complexe, impliquant non seulement des accusations de chantage, mais aussi une plainte de Benabderrahmane pour extorsion. Ce dernier a été mis en examen pour plusieurs délits, dont le trafic d'influence.
Des éléments de preuve présentés par Al-Khelaïfi semblent questionner la crédibilité de Benabderrahmane, notamment des transactions financières effectuées peu après la signature de l'accord.
La défense de Benabderrahmane, quant à elle, se montre préoccupée par la décision du tribunal, soulignant la création d'une stratégie judiciaire qui, selon eux, visera à obscurcir la réalité des accusations contre Al-Khelaïfi. Ils affirment que cela permet au président du PSG d'éviter toute responsabilité légale en manipulant la procédure judiciaire à son avantage, comme l'indique l'AFP.
L'affaire reste donc dans l'incertitude, avec des implications potentielles sur l'avenir judiciaire des deux hommes. La suite des événements sera cruciale pour déterminer si la justice pourra établir la vérité dans cette affaire complexe.







