Ce qui aurait dû être une retraite paisible s'est transformé en un véritable bras de fer judiciaire. Depuis leur installation en 2020 au camping de la Prée à Préfailles, en Loire-Atlantique, Claude et Jeannine espéraient passer des jours heureux au bord de l’eau. "Nous souhaitions profiter de notre retraite pour la pêche et les balades", confie Jeannine au Parisien.
Investissants près de 47 000 euros dans un mobile-home, leurs espoirs furent rapidement assombries par un incident anodin. En octobre 2022, alors qu'il stationne sa voiture à l'ombre d'un arbre, Claude reçoit une demande d'éloignement du gérant. Bien qu'il exécute l'ordre sous peu, son agacement le pousse à traiter le gérant de "casse-couille", entraînant une décision inattendue : la résiliation de leur contrat de location.
Depuis lors, Claude et Jeannine se retrouvent sans accès à leur résidence et abordent leur situation avec amertume. "Nous avons mis toutes nos économies dans ce bien. C'est injuste", déplorent-ils. Face à un tribunal qui n’entendra leur affaire que le 28 mars 2028, les retraités sont contraints de s'en remettre à la justice, bien que leur avocat ait lancé une procédure d'urgence pour une révision immédiate de la situation. Parallèlement, ils déposent également une plainte contre l'État pour souligner les retards et dysfonctionnements judiciaires.
Les jours passent et le moral des deux retraités s'effrite. "Je ne veux plus pleurer", confie Jeannine, qui fait face à une insoutenable absence de ressources. Pour ces passionnés de la nature, l’été 2026 s'annonce bien sombre, loin des rivages qu’ils avaient tant aimés.







