Les effets de la récente canicule en France continuent d'affecter nos élevages. Selon l'Association nationale interprofessionnelle de la Volaille de chair (Anvol), près de trois millions de volailles ont tragiquement perdu la vie la semaine dernière à cause de la chaleur extrême. Les régions du Grand Ouest, notamment la Bretagne, les Pays-de-la-Loire et la Normandie, ont été particulièrement touchées par cette hécatombe.
« Globalement, les pertes sont significatives », a affirmé Yann Nédélec, directeur de l’Anvol. La température a atteint des sommets, dépassant souvent les 42 degrés. À titre d'exemple, dans certaines fermes, une panne de ventilation peut se révéler fatale.
Cependant, malgré cette situation alarmante, la profession semble rassurante. Bien que des ruptures d'approvisionnement pourraient survenir, surtout dans des territoires comme le Morbihan, la production annuelle nationale ne sera pas gravement affectée. « Ce chiffre peut sembler élevé, mais il ne représente qu'une fraction de notre production annuelle », a apporté un autre intervenant de l’interprofession.
Une forte dépendance aux importations
En parallèle, un constat préoccupant émerge: plus de la moitié des poulets consommés en France proviennent de l'étranger, notamment de Pologne, des Pays-Bas et de Belgique. Les Français consomment en moyenne 32 kg de volaille par an, et cette tendance ne cesse d'augmenter.
Cependant, les éleveurs cherchent des solutions pour s'adapter à cette situation. Une récente observation a montré que l'équipement avec des systèmes de ventilation et d'arrosage est en forte demande. « En quelques jours, nous avons déjà équipé des bâtiments pour atténuer le stress thermique sur les animaux », mentionne Mickaël Auroy, directeur de production des Poulets de Janzé. Les coopératives promettent de prendre en charge une partie des coûts d'adaptation.
Les éleveurs réfléchissent maintenant à des méthodes innovantes pour surmonter ces défis. L'avenir de l'élevage avicole en France repose sur l'adaptation rapide face à des aléas climatiques toujours plus fréquents.







