Une nouvelle vague de chaleur s'installe en France, obligeant les établissements scolaires à réagir face aux températures éprouvantes, atteignant jusqu'à 35°C dans les classes.
Avec le baccalauréat et le brevet planifiés le matin, des pauses rafraîchissantes et des cours de sport à l’ombre, les écoles doivent s’adapter aux effets du changement climatique, qui se manifeste plus tôt dans l’année. À Béziers (Hérault), le collège Krafft a fait part de ses préoccupations face à cette situation.
Selon le principal Sylvain Ladent, "Chaque année, cela pose problème, mais cette fois, la situation a été exacerbée. L’ensemble du collège est exposé au soleil. Bien que nous conseillons aux élèves de porter des vêtements légers et de se munir de gourdes d’eau, ces mesures restent insuffisantes", a-t-il déclaré à Midi Libre. Face à cette vague de chaleur, le collège a instauré des pauses supplémentaires pour s'hydrater, mis en place des carafes d'eau dans les salles de classe et suspendu les cours d'éducation physique à l’extérieur.
Des travaux de rénovation énergétique trop onéreux
"Il est urgent d’agir. Les mots paraissent peut-être excessifs, mais il s’agit d’une forme de maltraitance pour les élèves", a déclaré Sébastien Riberprey, représentant des enseignants au collège Craig. Pour lui, les températures élevées dans les écoles doivent devenir un sujet de préoccupation majeur.
Tout comme les hôpitaux, les établissements scolaires souffrent d'infrastructures obsolètes. Un audit énergétique effectué en début d'année a chiffré à 200 millions d'euros les rénovations nécessaires pour l'ensemble des écoles de l'Hérault, alors que le budget annuel alloué ne dépasse pas 35 millions d'euros.
"Il n’existe pas une unique solution. Il faut conjuguer rénovation des bâtiments et réorganisation du temps scolaire, en commençant les cours un peu plus tôt le matin", a suggéré Renaud Calvat, vice-président du conseil départemental chargé de l'éducation. En concordance, le ministre de l'Éducation a également opté pour cette solution, décidé à ne pas faire passer les épreuves du Baccalauréat et du brevet durant l'après-midi.







