Les conférences de presse qui entourent la Coupe du monde de football obéissent à des directives particulières pour garantir une communication aisée entre les journalistes et les joueurs. Lors de l'épreuve marocaine contre le Brésil, publiée dans divers médias hispanophones, Achraf Hakimi et Vinicius Júnior ont été au cœur d'une controverse inattendue.
Le match, très attendu, s'est soldé par un match nul (1-1) dans la nuit du 13 juin. Cependant, c’est la conférence de presse d’avant-match du 12 juin qui a suscité le plus d’attention. Le journaliste Rodrigo Ornelas, de TV Azteca Deportes, a été interrompu après avoir tenté de poser une question en espagnol à Hakimi, à laquelle un modérateur de la Fifa a rétorqué: “En español, no”, rapportait El País.
La Fifa a justifié cette décision en affirmant qu'aucun traducteur espanol n’était présent, insistant sur la nécessité d'une communication fluide. Hakimi, qui a grandi à Madrid, a pu répondre en anglais, minimisant ainsi la situation.
Confusion générale
Cette interdiction a provoqué une véritable tempête sur les réseaux sociaux, soulevant un débat autour d'un prétendu veto à l'espagnol, langue nationale du Mexique, pays co-organisateur du Mondial. Comme le souligne le quotidien mexicain Excélsior, fustigeant ces allégations, la Fifa applique une réglementation rigoureuse principalement pour simplifier le travail des traducteurs en temps réel.
En réalité, la Fifa a précisé que lors des conférences de presse d’avant et d’après-match, seules les questions en anglais, dans la langue des équipes en lice et dans quelques autres langues sont acceptées. Pour la rencontre entre le Brésil et le Maroc, ceci incluait également le portugais, l’arabe et le français, largement utilisé au Maroc en raison de son histoire coloniale.
Langue et oreillettes
Pour toutes les compétitions se déroulant aux États-Unis et au Canada, les questions en espagnol ne sont permises que si des équipes comme le Mexique ou l’Espagne sont directement impliquées. Vinicius Júnior, peu conscient de cette règle, a encouragé un collègue journaliste à poser des questions en espagnol, mais a dû finalement se conformer aux exigences de la Fifa, recourant à une oreillette pour comprendre la traduction consécutive, a ajouté El País.







