La berbérine, alcaloïde que l'on trouve dans plusieurs plantes comme l'épine-vinette, soulève des inquiétudes. L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) recommande la prudence concernant les compléments alimentaires à base de cette substance, en particulier pour certaines catégories de la population.
Alertes et recommandations
L'Anses a lancé une alerte sur les effets potentiels de la berbérine. Selon l'agence, cette substance peut influencer le métabolisme à partir de 400 mg par jour, agissant alors plus comme un médicament que comme un aliment. Elle met en garde contre des risques tels que des troubles gastro-intestinaux, de l'hypoglycémie et des baisses de tension.
Les recommandations de l'Anses s'appliquent principalement à :
- Les femmes enceintes et allaitantes
- Les enfants et adolescents
- Les personnes diabétiques et celles souffrant de troubles cardiaques ou hépatiques
Réglementation internationale
En matière de réglementation, la berbérine est soumise à des variations selon les pays. En Europe, certaines nations l'autorisent tandis que d'autres imposent des restrictions, comme en Belgique, où la dose maximale quotidienne est fixée à 10 mg. En France, bien que des compléments à base de berbérine soient disponibles, aucune dose maximale n'est clairement définie. Cependant, l'étiquetage doit comporter des mises en garde, notamment pour les femmes enceintes.
Il est crucial pour les consommateurs d'être informés des risques associés à la consommation de ces compléments alimentaires et de suivre les recommandations des autorités sanitaires.







