Alors que les températures grimpent, la métropole de Grenoble fait état d'un gaspillage préoccupant de plus de 3 millions de litres d'eau en quelques jours à peine. Ce phénomène, connu sous le nom de street pooling, consiste à ouvrir illicitement des bornes incendie pour générer d'impressionnants geysers dans les rues, offrant un répit temporaire face à la chaleur, mais impliquant un coût bien plus élevé.
Ce gaspillage est loin d'être anodin. France 3 Auvergne-Rhône-Alpes rapporte qu'au cours des derniers jours, quatorze bornes incendie ont été forcées dans l'agglomération grenobloise, entraînant la perte de près de 3 270 m³ d'eau. Les conséquences de cette pratique, bien que divertissantes pour certains, représentent un lourd tribut sur les ressources en eau de la ville.
Les autorités de la métropole n'hésitent pas à tirer la sonnette d'alarme. Dans un communiqué diffusé le 29 mai, elles rappellent l'importance des bornes incendie pour les services de secours : « Cette pratique, punie par la loi, est particulièrement dangereuse. Ces ouvertures empêchent les pompiers d'intervenir efficacement en cas d'incendie. » Les dangers liés à ces actes irresponsables ne se limitent pas au gaspillage d'eau : la haute pression générée peut entraîner des blessures graves, et des risques d'électrocution sont possibles lorsque l'eau touche des installations électriques.
À Asnières, les responsables paient la facture
La loi est claire : l'ouverture non autorisée d'une borne incendie peut entraîner jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et une amende de 75 000 euros. À Asnières-sur-Seine, le maire Manuel Aeschlimann a pris une position ferme. Le 29 mai, il a envoyé une facture de 2 000 euros aux familles de deux adolescents, âgés de seulement 13 et 14 ans, qui avaient ouvert plusieurs bouches d'incendie, provoquant un déversement de près de 80 m³ d'eau en moins de quarante minutes. Les caméras de surveillance les ont identifiés.
« Les familles reçoivent un titre de paiement. Si elles n'obtempèrent pas, des mesures de recouvrement peuvent être mises en place, y compris des retenues sur salaire ou des saisies sur comptes bancaires », a-t-il expliqué lors d'une interview à RMC.
Cette approche vise à dissuader d'autres actes similaires. « Cela a valeur d'exemple. Lors de notre précédente initiative en 2017, nous n'avons pas connu de problème jusqu'à aujourd'hui », a-t-il ajouté avec assurance.
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