Une rave party a eu lieu à Salles-sous-Bois, dans le sud de la Drôme, sur le terrain d'une éleveuse de chevaux durant la nuit du 23 mai. C'est le maire, Bernard Doutres, qui a informé l'éleveuse à 7 heures du matin en lui révélant : « Il y a une rave party qui est en train de s'installer chez toi ».
Les fêtards, souvent appelés teufeurs, ont démoli plusieurs clôtures pour accéder à la propriété. L'éleveuse a exprimé son choc face à la situation : « Quand je suis allée voir le terrain, j'étais un peu en état de choc devant ce que j'ai découvert. Il y a beaucoup de monde et je sais que ça va continuer tout le week-end », déplore-t-elle.
Elle a également souligné que les participants lui avaient promis de nettoyer les lieux à leur départ, un engagement difficile à croire pour elle, ayant récemment travaillé dur à l'entretien de sa terre. « J'attendais que certaines fleurs aient fini de fleurir avant de laisser mes chevaux dans la grande pâture », précise-t-elle.
Un compromis entre teufeurs et agriculteurs ?
Mahé, un jeune fêtard originaire de Marseille, comprend les réticences de l’éleveuse : « Malheureusement, les autorités nous forcent à aller dans des endroits où nous ne sommes pas les bienvenus. On pourrait pourtant trouver des compromis pour faire la fête dans des lieux appropriés ».
La gendarmerie se mobilise
Le maire de Salles-sous-Bois, Bernard Doutres, a exprimé son inquiétude concernant la situation, précisant : « Il y a du bruit, et ces événements dérangent inévitablement les riverains, ainsi que l'éleveuse ».
La gendarmerie a mobilisé un dispositif important, comprenant environ 80 gendarmes, afin de sécuriser la zone et de limiter l'accès aux nouveaux arrivants. Marie-Aimée Gaspari, préfète de la Drôme, a également condamné la tenue de cette rave party illégale, soulignant les risques associés tant pour les participants que pour l'ordre public : « Je condamne l'organisation de ce rassemblement illégal ».
Des dispositifs de contrôle, accompagnés d'un hélicoptère et de drones, ont permis d'évaluer la situation sur place. Plus de 500 à 600 véhicules étaient présents, incitant les autorités à maintenir une surveillance tout au long du week-end de Pentecôte.
Pour cet événement hors-la-loi, il devient urgent d'instaurer un dialogue entre les teufeurs et les agriculteurs, afin de prévenir de futurs incidents similaires.







