Le 18 juin, une grève est prévue dans les trois principaux aéroports parisiens—Roissy-Charles-de-Gaulle, Orly et Le Bourget—organisée par une intersyndicale soucieuse de dénoncer un renforcement des exigences de sécurité imposées par la Préfecture de police. Celles-ci pourraient entraîner des licenciements parmi le personnel des plateformes, avertit Daniel Bertone, secrétaire général de la CGT ADP.
Depuis l’arrivée d’un nouveau préfet délégué à la sécurité, des changements notables dans l’examen des habilitations de sécurité sont observés. Cela touche particulièrement les emplois liés à la manutention des bagages ou à l’assistance en escale, qui nécessitent un badge d’accès aux zones réservées. "La perte ou le refus de l’habilitation peut signifier la fin du contrat de travail pour certains employés", précise Bertone.
Les syndicats, dont la CGT, la CFDT, l'Unsa, et Sud Aérien, notent que des infractions mineures—comme une amende ancienne ou un cas de non-lieu—peuvent mener à des décisions de non-habilitation. "Nous nous interrogeons sur le rapport entre ces évaluations et la sécurité aéroportuaire réelle", s'inquiète-t-il, ajoutant que des procédures jugées "discrétionnaires" rendent ces décisions particulièrement arbitraires.
De plus, une simple vérification d'identité lors d'un contrôle lié aux stupéfiants peut suffire à compromettre le statut d’un salarié. Les syndicats exigent des modifications, notamment la création d’une commission paritaire pour gérer les cas litigieux, ainsi que l’introduction de badges temporaires en attendant une décision judiciaire.
Pour rappeler leurs préoccupations, une manifestation est prévue devant la délégation préfectorale à Roissy-CDG le jour de la grève. Le groupe ADP, dont une part minime des employés en service dans ces aéroports sont sous sa houlette, refuse pour le moment de faire des commentaires sur ce sujet délicat.







