Samedi matin, à Salles-sous-Bois, en Drôme, environ 1.500 personnes se sont regroupées pour une rave party illégale sur une propriété privée. Selon la préfète Marie-Aimée Gaspari, les organisateurs ont su « déjouer le dispositif » de surveillance établi pour prévenir ce type de rassemblement. Les fêtards se sont installés dans la nuit de vendredi à samedi sur le terrain d'une éleveuse de chevaux.
Pour empêcher d'autres participants de rejoindre l'événement, près d'une centaine de gendarmes, ainsi que des moyens aériens tels qu'un hélicoptère et un drone, ont été mobilisés. La préfète a souligné : "Notre objectif est de contrôler les départs des participants en vérifiant les infractions. Rappelons aussi que participer à un rassemblement interdit peut entraîner des contraventions."
Un dispositif de secours en place
Les autorités se sont également préoccupées des risques pour la santé des participants. Un dispositif de secours a été instauré, comportant notamment neuf sapeurs-pompiers, une ambulance et un camion-citerne pour les feux de forêt. "Nous devons garantir que les urgences médicales soient prises en charge rapidement et prévenir tout risque d'incendie", a ajouté Marie-Aimée Gaspari dans un communiqué.
Elle a par ailleurs dénoncé l'organisation de cet événement en dehors de tout cadre légal, et a exprimé son mécontentement face à l'irresponsabilité des organisateurs, d'autant plus dans un contexte de fortes chaleurs.
Des voix expertes s'élèvent également, comme celle de Jean-Jacques, un passionné de musique électronique, qui souligne que "ces événements, bien que festifs, mettent en danger la sécurité des participants et des riverains". D'autres, comme la DJ locale Clara Beat, déclarent qu'il est "urgent de trouver un compromis entre l'expression de la culture techno et le respect des lois".







