À l'approche de la saison estivale, EDF et la préfecture de l'Isère font un rappel urgent sur les dangers du lit du Drac, dont le débit fluctue en fonction des conditions météorologiques en montagne et des interventions sur les ouvrages hydrauliques.
Il y a près de deux ans, le 25 juillet 2024, un éboulement tragique a marqué les esprits. Un million de mètres cubes de roche se sont effondrés, ensevelissant terres agricoles et une portion de la départementale 1532, qui demeure fermée à ce jour. Bien que cet incident n'ait pas causé de pertes humaines, les répercussions pour les agriculteurs et les habitants de la région sont sévères. Les agriculteurs ont ainsi perdu non seulement leurs récoltes, mais également leurs terres, entraînant un profond désarroi dans la communauté.
Le tribunal de Grenoble doit rendre son jugement ce lundi 27 avril, sur la responsabilité de l'incident. La qualification de catastrophe naturelle a été écartée, laissant en suspens la question cruciale des causes de l'éboulement. Cette décision est attendue avec impatience non seulement par les communes affectées, mais aussi par les associations d'usagers, les défenseurs de l'environnement, et les agriculteurs dont les parcelles ont été ensevelies. Dans l'absence d'un responsable désigné, aucune opération de déblaiement n'a pu être engagée et aucune indemnisation n'a encore été envisagée. Selon des experts en gestion des risques, comme Jean-Pierre Martin de l'Institut de Géosciences, "sans reconnaissance de responsabilité, la situation reste bloquée, laissant les familles dans l'incertitude".







